Collaboration

OS X JÉRÔME GUILBERT

Interview de Jérôme Guilbert, PDG de GB investissements et notamment de l’AMAYA,  un restaurant festif bien connu des nantais que nous avons choisi comme écrin pour les photos de notre capsule fêtes.

JÉRÔME GUILBERT, VOUS ÊTES PDG DE GB INVESTISSEMENTS. RACONTEZ-NOUS VOTRE PARCOURS.

J’ai débuté mon parcours professionnel en travaillant pour le laboratoire AstraZeneca en cardio, en gastro et en pneumologie… et aujourd’hui, je suis concepteur de lieux de vie! Le groupe GB Investissements a déjà 25 ans et ne compte pas moins de 200 salariés, répartis sur 15 établissements sur Nantes et sa périphérie dont 9 activités de jour/restauration et 6 concepts loisirs/festifs/nocturnes, comme Amaya ou Papa Tango, Maria, Goguette ou Colors Club, pour ne citer qu’eux. Auparavant sur La Rochelle et Vannes, nous avons réorienté nos projets, depuis 2018, sur Nantes exclusivement ; un développement géographique plus restreint, qui permet, notamment, au personnel d’aller plus facilement d’un établissement à l’autre.

PARLEZ-NOUS DE VOTRE GROUPE, DE SA NAISSANCE ET DE SON CONCEPT :

GB Investissements est né en janvier 2000, avec la création d’un bar à thème, le Havana Café, basé sur un tout nouveau concept autour du Mojito et de la musique latino ; je me suis inspiré d’un établissement bordelais, inexistant à Nantes, en abordant le projet comme un produit marketé, c’est-à-dire en apportant la même attention au consommateur qu’au personnel. Et ça a marché ! Et tous les autres concepts en découlent eux-aussi.

COMMENT CONCEVEZ-VOUS VOS DIFFÉRENTS LIEUX DE VIE?

Mon objectif est simple : comment créer un lieu de vie différent des autres et qui fait plaisir à la fois aux gens et aux salariés ? 1. Avec des concepts forts, et 2. Avec des outils dans l’air du temps. Le point de départ ? C’est le marketing appliqué au plaisir, avec un maximum de bienveillance et de considération de manière égale, entre les clients et les équipes.

QU’EST-CE QUI VOUS ANIME AU QUOTIDIEN ?

En tant que président des enjeux du numérique et de l’innovation au sein du GHR, le Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France, j’œuvre pour la création d’une innovation en matière de répartition des valeurs. Plus loin que le salaire, je veux faire en sorte que chaque collaborateur soit l’équivalent d’un associé. Mon but est de travailler pour le bien des équipes. Mon objectif ? Trouver un mécanisme pour que les employés soient directement concernés par les chiffres de l’établissement avec lesquels ils collaborent. Ça concerne la répartition des 39h, grâce à la digitalisation du temps de travail, comme celle des pourboires. Et je suis plus que jamais convaincu que la clé de la réussite, c’est la transparence. Alors comment rendre les choses plus transparentes ? En faisant avancer les mentalités, en s’engageant pour plus de justice. C’est une question de subjectivité sur la perception du travail. N’étant plus dans l’opérationnel, je peux mieux observer les choses. Je réfléchis depuis 4 ans sur ce projet, et j’ai bon espoir qu’il aboutisse en 2024.

LA CAPSULE FÊTES DE ONE STEP A ÉTÉ PHOTOGRAPHIÉE DANS VOTRE ÉTABLISSEMENT APPELÉ AMAYA. QUEL EST LE CONCEPT D’AMAYA ?

À la fois, restaurant à l’ambiance cosy et festive, table élégante aux inspirations sud-américaines, bar à cocktails vibrant au service premium avec DJ sets le week-end, AMAYA est un concept ultra vivant en plein coeur de Nantes. Un cadre coloré et très végétalisé, où le velours, le bois, le vert lumineux, les teintes chaleureuses se côtoient harmonieusement. L’espace principal, doté en son centre d’un éclairage naturel qu’offre la grande verrière, bénéficie du spectacle permanent de la cuisine ouverte sur la salle, et de l’effervescence du chef et de son équipe.

Shooting One Step, Capsule ‘Sur son 31, au restaurant l’Amaya, à Nantes.

POUR VOUS, QU'EST-CE L'AUDACE/UNE PERSONNE AUDACIEUSE ? DONNEZ-NOUS UN MANTRA QUI ILLUSTRE VOTRE AUDACE CRÉATIVE. COMMENT LE METTEZ-VOUS EN APPLICATION AU QUOTIDIEN ?

Des personnalités comme Elon Musk ou Steve Jobs,
par exemple, sont bien au-dessus de l’audace : ils pensent à des trucs
auxquels personne n’avait jamais pensé ! Être audacieux, c’est ne pas
s’empêcher de faire des choses même si ça peut ne pas marcher. L’audace, c’est
provoquer, c’est casser les codes. Et je pense que les entrepreneurs sont, par
définition, forcément des gens audacieux ! Dans mon cas, c’est racheter un
Quick, alors qu’on est en pleine croissance de la street food, tout casser et
installer la Brasserie Maria, place Graslin, en plein cœur de centre-ville de
Nantes.

UN PETIT MOT EN CONCLUSION ?

Les habitudes de vie ont changé. Aujourd’hui, on
travaille moins au bureau, et plus souvent
chez soi. Il faut donc redéfinir les lieux où
les gens ont envie de se retrouver. Restos-ginguettes ou bars d’hôtel, faites
confiance aux métiers de bouche pour apprivoiser ces nouveaux melting pots, donner
accès à un maximum de gens pour un mélange différent, toujours bienveillant, et
créer de nouvelles histoires…